EGOPORTRAIT (à ma femme)

by Lems

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INSOMNIA (chroniques de l'autre côté) Il a fallu que je marche droit Sans regarder les ombres derrière Celles qui dansent dans les lumières Celles dans lesquelles les larmes se noient Il a fallu que je marche droit Que jamais ne regarde en arrière Mes figurines aux belles manières Sans reproches, sans rancoeurs mais sans joie Il a fallu que je marche droit Vers les forêts aux belles clairières Et qu'aux fontaines me désaltère Pour que je puisse sortir des bois Il a fallu que je marche droit Face aux photos entrer en prière Pour que leurs chaînes me libèrent De leurs absences, de leurs grands froids Il a fallu que je marche droit Pour déposer les armures des fiers Pour enfin mettre genou en terre Et accepter de n'être que moi Il a fallu que je marche droit Accepter mes faiblesses mes travers Que j'y dépose mes piles de nerfs Mes manques mes faiblesses mes effrois Il a fallu que je marche droit Pour te laisser vivre et être toi Que j'appareille vers d'autres mers Et sans crainte rester solitaire Il a fallu que je marche droit Sans peurs sans hontes et sans manières Ne plus jamais regarder en arrière Laisser nos enfants vivre leurs choix Hugues LEMOINE 11 mai 2019.
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MEDITATION Ne plus rien croire Ne rien vouloir Et puis s'assoir Ne plus rien voir Etre comme ça Silence en soi Comme ver à soie Morceau de bois Vivre l'instant Si fulgurant Etre vivant Tout simplement Sentir son sang Battre ses flancs Et voir l'étang Infiniement Et s'élever Comme les fées Et s'envoler En un seul trait Voir l'infini Vivre mille vies Et ébloui Sentir la vie SOLO Ne rien vouloir Et puis s'assoir Silence en soi Morceau de bois Et s'élever Comme les fées Et s'envoler Et ébloui Sentir la vie 31 mai 2016 Hugues Lemoine
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Cool comme le roseau les pieds dans l'eau Me sens moitié canard moitié moineau Sur mon âme blessée souffle la brise Qui regonfle mon coeur et ma chemise Les frissons de solitude glissent Et comme des flammes jamais ne finissent Mais mon regard se perd sur l'horizon Où des nuées comme moi perdent raison Cool comme une danse immobile Que les fumées dessinent entre mes cils A moitié clos comme un vieux phalanstère Je reste hermétique à ceux qui déblatèrent Qui se pavanent sous mes yeux mi clos Et mon visage fébrile et pâlot Couvert des cendres de regards enflammés Tresssaille sous les fantômes d'anciens baisers Cool comme le héron dressé à l'affut Sur mon cul posé comme Boudha le fut Je compte les secondes qui galopent Qui me séparent de la mort du grand flop Sans haine je la fixe droit dans les yeux Où je ne distingue rien que du bleu Qui irrigue tout à coup mes veines En emportant loin toutes mes peines Cool comme un félin perché sur sa branche Je coupe des désillusions en tranches Je hache menu mes tristesses rances Pour en faire le jus de futures transes Prêt à bondir sur la prochaine occase Prêt à remettre ma vie dans les bonnes cases Je scribouille sur un vieux livre de bord Des mots bleus qui me rendent ivre mort Paroles (août 2016) et musiques (mai 2018) Hugues Lemoîne
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LE CHÊNE Quand j'aurai refermé le livre Quand j'aurai eu assez de vivre D'aimer et gratter mes plaies Ne voudrai plus rien écouter Ni voir les cascades colorées Des pluies douces du mois de mai Ni sentir tanguer mon bateau Se frayer un chemin dans les flots Quand boire ne me fera plus ivre Juste aux tripes un peu de givre Quand je serai lassé de tout Et quand je croirai voir le bout De la vie qui bat dans mes veines Qui panse et blesse de joies de peines Qui rudoie les gueux et les reines Qu'aucune souffrance ne freine Quand je ne croirai plus au ciel Aux paradis artificiels Quand je n'aurai plus de désir Quand mes sens s'mettront à moisir Quand je voudrai poser un pied Dans la tombe enfin m'arrêter Quand rien ne m'émerveillera Pas même insectes ou petits chats Quand je n'aurai plus de colère Quand mon coeur sera de la pierre Quand mon âme aura abdiqué Quand je ne croirai plus aux fées Et quand lassé du genre humain Je ne serrerai plus ses mains Quand dans le grand silence épais Tranquillement me glisserai Jamais ne pourrai m'empêcher De voir tes beaux yeux me scruter Ton âme ainsi m'interroger Me retenir me demander Si cette vie vaut bien la peine Si l'amour coule dans nos veines Si il peut adoucir nos peines Et lier nos âmes sereines Jamais ne pourrai m'empêcher De voir tes beaux yeux me scruter Je chasserai alors ma peine Et revivrai plus fort qu'un chêne Hugues Lemoine 31 mai 2016
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RÊVE Sur le bord de la route où je m'étais assis Personne ne passait pas un insecte ici L'air était dense et vous prenait à la gorge Et à perte de vue ondoyaient les blés et l'orge Gorge serrée sous le soleil comme un cactus J'atendais l'ondée qui enfin hydrate l'humus J'attendais enfin que quelquechose se passe Dans un silence épais comme un bloc de glace COMME DANS UN RÊVE, COMME DANS UN RÊVE ... Sans un vouloir et sans même bouger un cil J'ai fini de mes pensées par perdre le fil Dans un rêve éveillé je marchais sur ma vie Comme le funambule je n'avais aucune envie Sinon de rester concentré sur cet acte Pour ne pas chuter dans la cataracte Rester sur ce fil était le plus important Ne pas sombrer redevenir un enfant COMME DANS UN RÊVE, COMME DANS UN RÊVE ... Quand j'ai compris que rien d'autre n'arriverait Que je me suis senti en paix rassuré C'est alors que j'ai senti quelquechose bouger C'était ta main qui sous l'oreiller me cherchait Alors j'ai refermé les yeux et suis reparti Dans les bras de Morphée en caressant ma mie Alors j'ai refermé les yeux et suis reparti Dans les bras de Morphée en caressant ma mie COMME DANS UN RÊVE, COMME DANS UN RÊVE ... 31 mai 2016 Hugues Lemoine
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NAUTILE Loin du tumulte des hommes Isolé du grand maëlstrom Je cherche a devenir comme Les coquillages sans formes Qui dorment au fond des abysses Lumineux comme le gypse Aux belles courbures ellypses Survivants d'apocalypses Ils reposent au fond des mers Comme les fleurs qui couvrent la terre Et chatoient comme le verre Aux rayons des aubes claires Comme eux je bois le silence Comme ils mangent le krill qui danse Et je sens mon sang qui pense Comme la vie secoue leurs panses En cet instant immobile Suspendu comme un nautile Je dérive vers l'inutile Rien ne me semble futile Tout se conjugue brusquement Comme un puzzle de dément Et fusionne en un instant En un éclair fulgurant Je suis devenu cet être Que le silence a fait naître Que le temps fait apparaître Comme surgi d'une fenêtre Des dimensions parallèles Je me suis collé à elles A cette falaises si belle Dans les algues pêle-mèles Et du fond de l'océan Je scrute l'univers et sens battre mon coeur et mon sang Et du monde entend le chant Alors là rien n'est plus beau que ces sons qui viennent d'en haut De partout leurs souffles chauds Font ondoyer les coraux Loin du tumulte des hommes Isolé du grand maëlstrom Je cherche à devenir comme Les coquillages sans formes En cet instant immobile Suspendu comme un nautile Je dérive vers l'inutile Rien ne me semble hostile Hugues Lemoine le 20 mai 2016
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LE CLUB DES COEURS BRISÉS Sois bienvenu(e) au CLub des Coeurs Brisés Nulle bienséance entres sans frapper Sans honte sans crainte tu peux y pleurer Les larmes de dépit toutes les verser Sois bienvenu(e) au CLub des Coeurs Brisés il n'y a là personne pour te juger Tu peux venir t'assoir et nous parler Nous finirons bien par te consoler Sois bienvenu(e) au CLub des Coeurs Brisés Toutes les peines nous saurons effacer Toutes blessures savons cicatriser Nous pouvons panser les âmes blessées Sois bienvenu(e) au CLub des Coeurs Brisés Ici on mange le pain des regrets On cuisine les vielles douleurs en soufflets Les amertumes en flans pâtissiers Sois bienvenu(e) au CLub des Coeurs Brisés Nous transplantons des greffons de beauté Sutturons les sentiments déchirés Pour à nouveau te permettre d'aimer Hugues Lemoîne 1er septembre 2017
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ABSENCE Et c'était "No Man's Land Motel" Qui tournait en boucles si belles Loin des fracas des décibels Et c'étaient tes yeux ma si belle Qui vrillaient mon âme rebelle Qui me lancaient comme un appel Celui qui chavire mes pensées Le phare de mon bateau blessé Dont les amarres sont dénouées Qui glisse dans les courants danger De grosses vagues éclaboussé Et dont le safran s'est cassé INDIEN SAUVAGE DESORMAIS CHEVAUCHANT COMME UN DESTRIER LA SOLITUDE DES DAMNÉS DE SIMPLES SOUVENIRS ARMÉ EN AUTOMATE JE MARCHAIS JOUR APRES JOUR PIED APRES PIED Je n'écoutais plus que Manset Guide de ma nuit déchirée Pleine de rêves insensés Et de gros sanglots étouffés Et nu et seul je voyageais Dans l'enfer des abandonnés Qui se courbent sous la mitraille De la honte qui les travaille Des regrets et leurs sombres failles Balayés comme simple grenaille Ils avancent vaille que vaille Quand brûle de leur couche la paille Rien ne me faisait peur pourtant Ni les jours qui vont s'enfuyant Ni les silences assourdissants Ni tous ces vides grandissants Ni ces regards de nos enfants Qui se détachent de leurs parents j'avais eu de la vie mon dû Mon coeur avait été mordu D'amour il saignait encore plus Et le meilleur j'avais vécu Et si tes yeux m'avaient tant plu j'y cherchais nos corps éperdus Le désert immense devant moi Les soirs seuls dans le grand lit froid A te voir quand la chienne aboie Les mois et les années sans joie Où ne sont plus joints nos doigts Avec l'absence devant soi INDIEN SAUVAGE DESORMAIS CHEVAUCHANT COMME UN DESTRIER LA SOLITUDE DES DAMNÉS DE SIMPLES SOUVENIRS ARMÉ EN AUTOMATE JE MARCHAIS JOUR APRES JOUR PIED APRES PIED 31 mai 2016 Hugues Lemoine
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LE GRAND FROID Blotti dans le ventre de notre bateau Recroquevillé comme un jeune louveteau Transi de froid et de solitude glacée Comme un foetus sur mon sein ma chienne pressée J'écoute dans le vent qui siffle dans les hauts Le murmure des voix qui encore me tiennent chaud Les cris de nos filles si gaies si enjouées Et les silences de tes tendresses rentrées Il n'y a rien d'autre qui a compté en ces instants Que ces voix, que ces rires, que ces cris et ces chants Rien d'autre n'existe en dehors de l'espace Où je me tiens gémissant plein de grimaces J'entends ton silence qui résonne alentour Et je sens ton absence me rôtir dans un four Où des flammes de glace me font claquer des dents Et j'espère tes mains se poser sur mes flancs Hugues Lemoîne 12 mai 2016
10.
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T'écrire que je t'aime N'y suffira pas Te le dire te le crier Sera vain et futile T'écrire que je taime Que rien n'y fera Me faire oublier Partir sur une île T'écrire que je taime Rien n'y changera De nos âmes unies Que restera-til T'écrire que je taime Ne servira pas A changer nos vies Prises dans l'argile T'écrire que je taime C'est mourrir un peu Et ne pas le faire Peu à peu s'en aller T'écrire que je taime Oublier qu'il pleut De ne plus te plaire Et chaque soir rêver T'écrire que je taime pour étouffer le feu Qui brûle mon air Qui va m'étouffer T'écrire que je taime Et nous rendre un peu Notre amour et me taire Sans te déranger T'écrire que je taime Aujourd'hui demain T'écrire que je taime Pour la vie la mort T'écrire que je taime Aujourd'hui demain T'écrire que je taime Paroles (août 2016) et musique (mai 2018) Hugues Lemoîne
11.
Rien ne nous rendra nos jeunes années Rien ne refleurira les roses fanées Rien ne fera renaître notre passé Ne revivront plus nos amours blessés Allons donc vivre d'autre belles années Allons cueillir d'autres fleurs chamarrées Et jouissons d'avoir eu un passé Plein d'amours blessés qui sont envolés Rien ne nous rendra l'enfance éblouie L'émerveillement d'instants inouïs Où nous chevauchions auprès des walkyries Sorties de nos neurones neufs en folie Allons rejouer aux jeux interdits Cachés sous les tables où l'on se replie Pour fuir les monstres aux panses remplies Et couvrir de baisers nos mains enlacées Rien ne nous rendra notre si grand amour Et ses feux d'artifices tout autour Et nos beaux yeux cernés au petit jour Et nos âmes comme prises dans un grand four L'amour est plus grand que le grand amour Et partout ses feux brillent tout autour Il suffit d'ouvrir nos yeux au grand jour D'y laisser nos âmes fondre dans le grand four - - - - Rien ne nous rendra nos jeunes années Rien ne refleurira les roses fanées Rien ne fera renaître notre passé Ne revivront plus nos amours blessés L'amour est plus grand que le grand amour Et partout ses feux brillent aux alentours Il suffit d'ouvrir nos yeux au grand jour D'y laisser nos âmes fondre dans le grand four Paroles (août 2016) et musique Hugues Lemoine (mai 2018)
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NOUS AVONS EU j'ai lâché la rampe J'ai lâché ta main J'ai lâché tes yeux J'ai lâché l'histoire J'ai éteint la lampe J'ai éteint nos liens J'ai éteint le feu J'ai éteint nos soirs MAIS J'AI EU LA JOIE MAIS J'AI EU TON COEUR MAIS J'AI EU NOS FILLES MAIS J'AI EU L'AMOUR MAIS J'AI EU TON COEUR MAIS J'AI EU NOS FILLES MAIS J'AI EU L'AMOUR J'ai fermé la porte J'ai fermé ma gueule J'ai fermé mon coeur J'ai fermé mon âme J'ai fui le cohorte J'ai fui les mots veules J'ai fui le bonheur J'ai fui le vacarme MAIS J'AI EU LA JOIE MAIS J'AI EU TON COEUR MAIS J'AI EU NOS FILLES MAIS J'AI EU L'AMOUR MAIS J'AI EU TON COEUR MAIS J'AI EU NOS FILLES MAIS J'AI EU L'AMOUR Je reviens de loin Je reviens vers toi Je reviens à nous je reviens de tout Je cherche ta main Je cherche l'émoi Je cherche ta joue Je cherche le tout NOUS AVONS EU LA JOIE NOUS AVONS EU NOS COEURS NOUS AVONS EU NOS FILLES NOUS AVONS EU L'AMOUR NOUS AVONS EU NOS COEURS NOUS AVONS EU NOS FILLES NOUS AVONS EU L'AMOUR Je n'ai pas d'excuses Je n'ai pas de cris Je n'ai pas de blâmes Je n'ai pas de hontes Je viens vers ma muse Je viens je suis pris Je viens à ta flamme Je viens je t'affronte NOUS AVONS EU LA JOIE NOUS AVONS EU NOS COEURS NOUS AVONS EU NOS FILLES NOUS AVONS EU L'AMOUR NOUS AVONS EU NOS COEURS NOUS AVONS EU NOS FILLES NOUS AVONS EU L'AMOUR 12 mai 2016 Hugues Lemoine
13.
04:37
PAPILLON J'AI PAYé TELLEMENT CHER DE VIVRE COMME LES EPHEMERES PAPILLON DE NUIT EN ENFER Ca m'a coûté la liberté D'aller et de venir en paix Dans les salons trop décorés J'ai cultivé la pauvreté En attentif jardinier J'ai concocté tous les engrais De tout cet amour partagé Comme Harpagon je thésorisais Je l'ai savamment protégé Et le jour où il s'est enfui Je n'en fus même pas surpris j'ai pleuré comme pleure la pluie J'AI PAYé TELLEMENT CHER DE VIVRE COMME LES EPHEMERES PAPILLON DE NUIT EN ENFER Et après la pluie le soleil Enfin revient vous émerveille Et vous redonne la vie pareille Et l'on repousse de la terre Comme les fleurs dans les parterres Aux cent mille couleurs délétères Alors le prix m'a paru bon J'ai aimé être papillon J'ai aimé de la vie le son Et si la vie n'a pas de prix C'est pour l'amour qu'elle donne ici Qu'elle distribue à l'infini Dans chaque corps dans toutes choses Tu peux y lire sa belle prose Ses grande métamorphoses Regardes au dedans de toi J'AI PAYé TELLEMENT CHER DE VIVRE COMME LES EPHEMERES PAPILLON DE NUIT EN ENFER Regardes en dedans de toi Il y a quelquechose qui bat Tu n'as pas besoin de foi Pas besoin de croire pour savoir Que l'amour pulse dans le soir Et même dans les abîmes noirs Payes donc le prix et va t'assoir A la source où il te faut boire Sous peine de vivre sans espoir Regardes au dedans de toi Pas besoin de croire pour savoir Que l'amour pulse dans le soir Et même dans les abîmes noirs Payes donc le prix et va t'assoir A la source où il te faut boire Sous peine de vivre sans espoir J'AI PAYé TELLEMENT CHER DE VIVRE COMME LES EPHEMERES PAPILLON DE NUIT EN ENFER 31 mai 2016 Hugues Lemoine
14.
RETROUVAILLES JE VOUDRAIS RETROUVER ... Le chemin du piano Celui où la musique Guérit de tous les maux JE VOUDRAIS RETROUVER ... Le chemin de ta peau Et de l'amour magique Qui nous rend tous beaux JE VOUDRAIS LES RETROUVER ... LES RETROUVER JE VOUDRAIS RETROUVER ... Le chemin de la joie Celui où le bonheur Exulte à chaque pas JE VOUDRAIS RETROUVER ... Ma jeunesse et ma foi Leurs océans de fraîcheur Y boire encore une fois JE VOUDRAIS LES RETROUVER ... LES RETROUVER JE VOUDRAIS RETROUVER ... Mes aimées du passé Les voir autour de moi Sourires satisfaits JE VOUDRAIS RETROUVER ... les rires de mes bébés Blotties pleines d'émoi A leur mère enlacées JE VOUDRAIS LES RETROUVER ... LES RETROUVER JE VOUDRAIS RETROUVER ... Ma plume féconde Les instants fulgurants Où les Muses grondent JE VOUDRAIS RETROUVER ... Ce feu cette faconde Qu'ont les yeux des enfants qui découvrent le monde JE VOUDRAIS LES RETROUVER ... LES RETROUVER SOLO JE VOUDRAIS RETROUVER ... Ma mère et mes enfants JE VOUDRAIS RETROUVER ... Mes amis mes parents JE VOUDRAIS RETROUVER ... Enfin bouillir mon sang JE VOUDRAIS RETROUVER ... De la vie le vrai chant JE VOUDRAIS TE RETROUVER ... JE VOUDRAIS TE RETROUVER ... 1er février 2016 Hugues Lemoine
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VINGT ANS Si j'ai trois fois ton âge Toujours le coeur en rage Je bois à tes vingt ans Toi qui es de mon sang Et quand j'avais ton âge Mon âme sarcophage Mourait à chaque instant Brillait comme un diamant Le monde était à moi J'étais rempli de joie Comme l'eau est au ciel Comme l'abeille est au miel Et j'étais comme un roi Qui a ses propres lois Qui se rie des querelles Qui vit comme un rebelle Rien ne me faisait peur Pas même le malheur J'étais comme invincible Une confiance indicible Sois comme ça ma fleur Ne retiens pas ton coeur Laisses les vents terribles Périr, rater leur cible Mon Héloïse ma douce Quans tu mangeais ton pouce Ton âme était en paix et comme tes yeux brillaient Sois de l'arbre la mousse Sois heureuse et pousse Chaque jour comme le blé Nourris toi de l'été Et surtout sois toi-même Toujours celle que j'aime Et surtout sois toi-même ... toi-même SOLO Sois comme l'éponge Blottie où nul ne plonge Prends les rayons du jour Et fais en de l'amour Car la vie est un songe Fais que rien ne te ronge Nourris toi de l'amour Cultive le chaque jour Et surtout sois toi-même Toujours celle que j'aime Et surtout sois toi-même ... sois toi-même 15 mai 2016 Hugues Lemoine
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02:40
PAS ASSEZ PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... Pour tout dire et tout faire Pour naître vivre et mourir Dans les mondes parallèles PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... Pour traverser les enfers Paradis et délires Des univers pèles mêles PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... NON j'NAI PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE .. PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... Pour remonter les temps Immémoriaux et sacrés Qu'ont vécu nos anciens PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... Pour donner aux enfants Héritages et les clés qui ouvriront leur liens PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... NON j'NAI PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE .. PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... Pour donner de l'amour En cataractes mauves Aux princes et princesses PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... Pour te chanter mon äme En frissonnant de peur Qu'elle périsse dans tes yeux PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... NON j'NAI PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... pour voyager ves l'après Et en faire mon affaire Le parsemer de fleurs PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... Pour graver le papier Du sceau de l'univers Et de son créateur PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... PAS ASSEZ D'UNE SEULE VIE ... 30 avril 2016 Hugues Lemoine
17.
Mes chéries mes amours Mes tendres si câlines Vos enfance envolées En mon coeur sont clouées Mes chéries mes amours Mes douces figurines Emportés nos paquets Patiemment ficelés Patiemment ficelés Mes chéries mes amours Mes mignonnes gamines Colis de doux baisers Regards ardents mouillés Mes chéries mes amours Mes princesses marines Nos bonheurs gardez-les Pour savoir partager Pour savoir partager Mes chéries mes amours Mes soleils, mes mutines Silences et regrets Laissez les, oubliez Mes chéries mes amours Mes si belles chagrines Heureuses et enjouées Restez le à jamais Mes chéries mes amours Mes tendres si câlines Vos enfance envolées En mon coeur sont clouées Mes chéries mes amours Mes douces figurines Emportés nos paquets Patiemment ficelés Patiemment ficelés Mes chéries mes amours Mes mignonnes gamines Colis de doux baisers Regards ardents mouillés Mes chéries mes amours Mes princesses marines Nos bonheurs gardez-les Pour savoir partager Pour savoir partager Mes chéries mes amours Mes soleils, mes mutines Silences et regrets Laissez les, oubliez Mes chéries mes amours Mes si belles chagrines Heureuse et enjouées Restez le à jamais Heureuse et enjouées Restez le à jamais Heureuse et enjouées Restez le à jamais

credits

released July 30, 2017

A ma femme ... (2017 - 2018)

EGOPORTRAIT "rêves et cauchemars soliloques"
© Paroles et Musiques Hugues Lemoîne
(maquettes autoproduites sur un simple PC)

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Lems Bordeaux, France

Serial rêveur compulsif

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