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(free) 04:21
Avec le temps Avec le temps, va, tout s'en va On oublie le visage Et l'on oublie la voix Le cœur quand ça bat plus C'est pas la peine d'aller chercher plus loin Faut laisser faire, c'est très bien Avec le temps Avec le temps, va, tout s'en va L'autre qu'on adorait Qu'on cherchait sous la pluie L'autre qu'on devinait au détour d'un regard entre les lignes Entre les mots et sous le fard d'un serment maquillé Qui s'en va faire sa nuit Avec le temps tout s'évanouit... Avec le temps, avec le temps, va, tout s'en va Même les plus chouettes souvenirs Ça t'a une de ces gueules À la galerie "J'farfouille" dans les rayons de la mort Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule Avec le temps Avec le temps, va, tout s'en va L'autre à qui l'on croyait, pour un rhume, pour un rien L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens Avec le temps, avec le temps, va Tout s'en va On oublie les passions et l'on oublie les voix Qui vous disaient tout bas, les mots des pauvres gens "Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid" Avec le temps Avec le temps, va, tout s'en va et l'on se sent blanchi Comme un cheval fourbu et l'on se sent glacé Dans un lit de hasard et l'on se sent tout seul Peut-être, mais peinard Et l'on se sent floué par les années perdues Alors vraiment, avec le temps On n'aime plus AVEC LE TEMPS (cover) paroles et musique Léo Ferré guitare classique et oud Alexis Maréchal interprète Hugues Lemoine (chant)
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Ne les réveillez pas Ils sont dans leur sommeil Comme de petits œufs Comme de jeunes abeilles De simples arbrisseaux Poussant près des fontaines D'où naissent toutes les eaux Toutes les rivières idem Ne les réveillez pas Ils sont dans leur sommeil Un ongle de mica Et la lèvre vermeil Tandis qu'au-dessus d'eux Une forme attentive Songe aux instants d'avant Où elle était pareille Elle était semblable Rangée sous une table Haute comme une chaise Petit meuble bancal Ne les réveillez pas Ils sont dans leur sommeil Ce songe est indolore Qui conduit là-bas On en a vu des équipages S'endormir, s'endormir S'endormir comme ça Ne les réveillez pas Ils sont dans leur sommeil Comme de petits soldats Raisins sur une treille Qu'on ne cueillera pas Au milieu des vallons Et des vallées sans nombre Regardez-les dans l'ombre De jouets insignifiants Dans la chambre lilas Ne les réveillez pas Ils sont dans leur sommeil Ce songe est indolore J'ai refermé la porte De ce monde-ci Afin que rien ne sorte Comme d'un petit enclos Au flanc d'une colline Où les choses poussent Pour se couvrir bientôt D'une toison rousse Lorsque l'automne est là Ne les réveillez pas Ils sont dans leur sommeil Ce songe est indolore Qui conduit là-bas On en a vu des équipages S'endormir comme ça J'ai refermé la porte Ne me demandez pas Si cette chambre existe Si elle n'existe pas Comme une place forte Tandis que j'ai marché Dans la chambre lilas Ne les réveillez pas Le reste est sans objet Ce songe est indolore Qui conduit là-bas On en a vu des équipages Ne les reveillez pas (cover) Gérard MANSET intreprèté par Hugues Lemoîne
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Marcher tout l'hiver Dans la poudreuse Jusqu'à la maison fleurie Sous les montgolfières Nos vies heureuses Que demander au seigneur ? On a fait de nos mains La pluie et le beau temps Un salon, un jardin L'amour, les paravents Pour mettre nos âmes à l'abri Mettre nos âmes à l'abri Des vues imprenables Tombées du ciel Et nos regards s’attendrissent Le temps d'une escale Goûter au miel D'un tout nouveau précipice Que nos pas dans la neige Nous redonnent la grâce Illusion d'un cortège Le parfum à la glace De mettre nos âmes à l'abri Mettre nos âmes à l'abri Ad vitam æternam Sur la plage, sur un sablier Mettre nos âmes à l'abri Mettre nos âmes à l'abri La douceur tombera Comme une coulée de plomb On se relèvera La nuit sur le balcon Pour mettre nos âmes à l'abri Mettre nos âmes à l'abri Nos âmes à l'abri (cover) Musique Alain Bashung Paroles Doriand Orchestration Edith Fabuena du disque posthume "En amont" Pauvre interprétation de l'orchestration & du chant Hugues Lemoîne mars 2019
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Heure hindoue, rentrer tard Tard ou tôt, c'est comme on l'entend Et j'ai l'idée d'une idée dans les airs Et décoller de ce bitume et ces pavés A fond de cale dans l'air silencieux Oublier cette putain de pluie, la nuit est finie Peut-etre enfin demain nous appartient Gemini, meme si je n'suis rien, si j'suis personne, personne, Gemini, un grain de poussière dans la grisaille Gemini, un parfum qui vient de quelque part Où les portes ne sont pas closes Over the rainbow Heure hindoue, rentrer tôt Tôt ou tard c'est comme on le sent Et j'ai l'idée d'm'élever dans l'espace Oublier ce putain d'ennui, la nuit est finie Je sais enfin que demain nous appartient Gemini, meme si je n'suis rien, si j'suis personne, personne, Gemini, sortir ce matin de la grisaille Gemini, je crois en quelque chose, quelque part C'est sûr il y a autre chose Over the rainbow Heures hindoues, imprécises Et tu voudrais que je t'emmène, alors viens Dans la vie martienne
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Je peux plus dire je t' aime Ne me demande pas pourquoi Je ne ressens ni joie, ni peine Quand tes yeux se posent sur moi. Si la solitude te pèse Quand tu viens à passer par là Et qu'un ami t'a oublié Tu peux toujours compter sur moi A la la wa la la dir A la la la dom wa la la Je ne peux plus dire je t'aime Sans donner ma langue à couper Trop de serpents sous les caresses Trop d' amours à couteaux tirés Si dure que soit la solitude Elle te ramène à ton destin La loi du grand amour est rude Pour qui s'est trompé de chemin Je ne peux plus dire je t'aime Ne me demande pas pourquoi Toi et moi ne sommes plus les mêmes Pourquoi l'amour vient et s'en va Si la solitude te pèse Quand le destin te mène ici Et qu'un ami t'a oublié Tu peux toujours compter sur moi Et qu'un ami vienne à manquer Tu peux toujours compter sur moi Je ne peux plus dire je t'aime Jacques Higelin interpreté & autoproduit par Hugues Lemoîne
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Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes sommes immortels Pourquoi es-tu parti Avant que je te l'apprenne? Le savais-tu déjà? Avais-tu deviné? Que des dieux se cachaient Sous des faces avinées Mortels, mortels Nous sommes immortels Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes immortels As-tu vu ces lumières Ces pourvoyeuses d'été Ces leveuses de barrières Toutes ces larmes épuisées Les baisers reçus Savais-tu qu’ils duraient? Qu'en se mordant la bouche Le goût en revenait Mortels, mortels Nous sommes immortels Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes immortels As-tu senti parfois Que rien ne finissait? Et qu'on soit là ou pas Quand même on y serait Et toi qui n'es plus là C'est comme si tu étais Plus immortel que moi Mais je te suis de près Mortels, mortels Nous sommes immortels Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes immortels Mortels, mortels Nous sommes immortels Je ne t'ai jamais dit Mais nous sommes immortels Immortels (cover) Musique Alain Bashung Paroles : Dominique Ané Interprète (chant) Hugues Lemoîne
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Vos luttes partent en fumée Vos luttes font des nuées Dénuées de scrupules Vos luttes partent en fumée Vers des flûtes enchantées Et de cruelles espérances Me lancent des dagues et des lances En toute innocence J’cloue des clous sur des nuages Un marteau au fond du garage J’cloue des clous sur des nuages Sans échafaudage Vos luttes partent en fumée Sous les yeux embués D’étranges libellules Pour une grimace et un rictus de plus J’fais des heures sup’ Je m’en donne de la peine Je cogite je m’agite je rejoue la scène J’cloue des clous sur des nuages Un marteau au fond du garage J’cloue des clous sur des nuages Sans échafaudage Et mon corps de se vouer A des lunes surdouées Aux courbes souveraines Pleines pleines Vos luttes partent en fumée Sous des soleils qui s’ignorent Dor- dormez mes réponses allongées Mes que dire mais que faire Mais comment ça tient en l’air Ces deux hémisphères Par quel mystère J’cloue des clous sur des nuages Un marteau au fond du garage J’cloue des clous sur des nuages Sans échafaudage Vos luttes partent en fumée ...
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On m'a vu dans le Vercors Sauter à l'élastique Voleur d'amphores Au fond des criques J'ai fait la cour à des murènes J'ai fait l'amour, j'ai fait le mort T'étais pas née À la station balnéaire Tu t'es pas fait prier J'étais gant de crin, geyser Pour un peu je trempais Histoire d'eau La nuit je mens Je prends des trains à travers la plaine La nuit je mens Je m'en lave les mains J'ai dans les bottes des montagnes de questions Où subsiste encore ton écho Où subsiste encore ton écho J'ai fait la saison Dans cette boîte crânienne Tes pensées Je les faisais miennes T'accaparer seulement t'accaparer D'estrade en estrade J'ai fait danser tant de malentendus Des kilomètres de vie en rose Un jour au cirque Un autre à chercher à te plaire Dresseur de loulous Dynamiteur d'aqueducs La nuit je mens Je prends des trains à travers la plaine La nuit je mens Effrontément J'ai dans les bottes des montagnes de questions Où subsiste encore ton écho Où subsiste encore ton écho On m'a vu dans le Vercors Sauter à l'élastique Voleur d'amphores Au fond des criques J'ai fait la cour à des murènes J'ai fait l'amour j'ai fait le mort T'étais pas née La nuit je mens Je prends des trains à travers la plaine La nuit je mens Je m'en lave les mains J'ai dans les bottes des montagnes de questions Où subsiste encore ton écho Où subsiste encore ton écho La nuit je mens Je prends des trains à travers la plaine La nuit je mens Je m'en lave les mains J'ai dans les bottes des montagnes de questions Où subsiste encore ton écho La nuit je mens (cover) Musique Alain Bashung, Édith Fambuena, Jean-Louis Piérot Paroles Jean Fauque, Alain Bashung Interprête (chant) Hugues Lemoîne
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On est tant, on est tout, on est si peu de choses Et tellement tout qu'on ne sait plus très bien Pourquoi on joue On se laisse, on se lasse, on abandonne vite à la surface Et quand tout dégringole (quand tout dégringole) on s'carapace J'tape plus fort Et je passe à tabac tous mes remords Je me battrais sans abîmer personne Et je branche tout sur on and on and on and on and on J'tape plus fort Quand au fond de la poitrine ça cogne Je prendrai soin de n'abîmer personne Et je branche tout sur on and on and on and on and on On se pare, on se marre, on s’égare en chemin, on redémarre On se met mal pour un soir Juste pour voir On s'éteint, on s’épaule, on repousse les trains, on tient des rôles Et ma main dans la tienne me fait du bien J'tape plus fort Et je passe à tabac tous mes remords Je me battrais sans abîmer personne Et je branche tout sur on and on and on and on and on J'tape plus fort Quand au fond de la poitrine ça cogne Je prendrai soin de n'abîmer personne Et je branche tout sur on and on and on and on and on On est je, on est tu et puis on devient nous C'est le jeu et puis il y a vous, il y a eux J'tape plus fort Et je passe à tabac tous mes remords Je me battrais sans abîmer personne Et je branche tout sur on and on and on and on and on J'tape plus fort Quand au fond de la poitrine ça cogne Je prendrai soin de n'abîmer personne Et je branche tout sur on and on and on and on and on On and on and on and on and on and on On and on and on and on and on and on On and on and on and on and on and on On and on and on and on and on On and on and on and on and on and on On and on and on and on and on and on On and on and on and on and on and on On and on and on and on and on and Paroles et musique Joyce Jonathan / Matthieu Mendes interprete (chant) Hugues Lemoîne
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Solo dans ma peau, sur la plage J'me la joue mélo, je drague les nuages Solo dans ma fête, c'est dommage A deux c'est tellement chouette D'fumer des cigarettes, sur la plage Solo dans l'bateau, je mets les voiles Mais solo je prends l'eau, des matelots Où es-tu mon alter, où es-tu mon mégot Pour moi t'étais ma mère mon père mon rodéo Je traverse le désert l'amour en solitaire Reviens moi mon alter, reviens moi héros Je veux retrouver ma terre ma bière et mon tricot Plus traverser le désert, l'amour en solitaire Solo sur mon île, sur ma plage J'me tiens plus qu'à un fil J'ramasse mon coquillage fragile Solo dans ma gueule j'peux plus voir Te voir dans toutes ces gueules en miroir Où es-tu mon alter, où es-tu mon mégot Pour moi t'étais ma mère mon père mon rodéo Je traverse le désert l'amour en solitaire Reviens moi mon alter, reviens moi héros Je veux retrouver ma terre ma bière et mon tricot Plus traverser le désert, l'amour en solitaire Solo j'danse le slow sur ta plage J'm'enroule dans les flots Solo j'fais naufrage Mais dans l'fond j'm'en fous C'est pas grave Sans toi j'devenais flou Un point c'est tout L’AMOUR EN SOLITAIRE (cover) Juliette Armanet Paroles : Juliette Anne Solange Armanet Interprete chant : Hugues Lemoîne
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Tant qu'on ne sait pas qu'on ne sait rien Tant qu'on est de gentils petits chiens Tant que la petite santé va bien On n'est pas la queue d'un être humain Tant qu'on ne sait pas le coup de frein Qui vous brûle à vif un jour de juin Tant qu'on ne sait pas que tout s'éteint On ne donne quasi jamais rien Tant qu'on ne sait pas que tout éreinte Tant qu'on ne sait pas ce qu'est la vraie crainte Tant qu'on n'a jamais subi la feinte Ou regarder pousser le lierre qui grimpe Tant qu'on n'a pas vu le ciel déteint Flotter le cadavre d'un humain Sur un fleuve nu comme un dessin Juste un ou deux traits au fusain C'est une chanson, une chanson pour les vieux cons Comme toi petite conne d'autrefois C'est une chanson une chanson qui vient du fond de moi Comme un puit sombre et froid Tant qu'on ne sait pas qu'on est heureux Que là-haut ça n'est pas toujours si bleu Tant qu'on est dans son nuage de beuh Qu'on ne se dit pas je valais mieux Tant qu'on n'a pas brûlé le décor Tant qu'on n'a pas toisé un jour la mort Tant qu'on a quelqu'un qui vous serre fort On tombe toujours un peu d'accord C'est une chanson, une chanson pour les vieux cons Comme toi, petit con d'autrefois C'est une chanson, une chanson qui vient du fond de moi Comme un puit sombre et froid Tant qu'on ne sait pas ce qu'est la fuite Et la honte que l'on sait qu'on mérite Tant qu'on danse au bal des hypocrites Qu'on n'a jamais plongé par la vitre Tant qu'on n'a pas vu brûler son nid En quelques minutes à peine, fini Tant qu'on croit en toutes ces conneries Qui finissent toutes par "pour la vie" LA CHANSON DES VIEUX CONS Benjamin Biolay interprète Hugues Lemoîne Paroles et musique Benjamin Biolay
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Si tu aimes les soirs de pluie Mon enfant, mon enfant Les ruelles de l'Italie Et les pas des passants L'éternelle litanie Des feuilles mortes dans le vent Qui poussent un dernier cri Crie, mon enfant Si tu aimes les éclaircies Mon enfant, mon enfant Prendre un bain de minuit Dans le grand océan Si tu aimes la mauvaise vie Ton reflet dans l'étang Si tu veux tes amis Près de toi, tout le temps Si tu pries quand la nuit tombe Mon enfant, mon enfant Si tu ne fleuris pas les tombes Mais chéris les absents Si tu as peur de la bombe Et du ciel trop grand Si tu parles à ton ombre De temps en temps Si tu aimes la marée basse Mon enfant, mon enfant Le soleil sur la terrasse Et la lune sous le vent Si l'on perd souvent ta trace Dès qu'arrive le printemps Si la vie te dépasse Passe, mon enfant {Refrain:} Ça n'est pas ta faute C'est ton héritage Et ce sera pire encore Quand tu auras mon âge Ça n'est pas ta faute C'est ta chair, ton sang Il va falloir faire avec Ou, plutôt sans Si tu oublies les prénoms Les adresses et les âges Mais presque jamais le son D'une voix, un visage Si tu aimes ce qui est bon Si tu vois des mirages Si tu préfères Paris Quand vient l'orage Si tu aimes les goûts amers Et les hivers tout blancs Si tu aimes les derniers verres Et les mystères troublants Si tu aimes sentir la terre Et jaillir le volcan Si tu as peur du vide Vide, mon enfant {au Refrain} Si tu aimes partir avant Mon enfant, mon enfant Avant que l'autre s'éveille Avant qu'il te laisse en plan Si tu as peur du sommeil Et que passe le temps Si tu aimes l'automne vermeil Merveille, rouge sang Si tu as peur de la foule Mais supportes les gens Si tes idéaux s'écroulent Le soir de tes vingt ans Et si tout se déroule Jamais comme dans tes plans Si tu n'es qu'une pierre qui roule Roule, mon enfant {au Refrain} Mon enfant TON HERITAGE (cover) Benjamin Biolay paroles et musique interprête Hugues Lemoîne (chant)
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Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse Et roule bord sur bord et tangue et se balance, Mes pieds ont oublié la terre et ses chemins Les vagues souples m'ont appris d'autres cadences Plus belles que le rythme las des chants humains. A vivre parmi vous, hélas ! Avais-je une âme ? Mes frères, j'ai souffert Sur tous vos continents A vivre parmi vous, hélas ! Avais-je une âme ? Mes frères, j'ai souffert Sur tous vos continents Je ne veux que la mer, je ne veux que le vent Pour me bercer, comme un enfant, au creux des lames. Hors du port qui n'est plus qu'une image effacée Les larmes du départ ne brûlent plus mes yeux Je ne me souviens pas de mes derniers adieux Ô ma peine, ma peine où vous ai-je laissée ? Voilà, je suis parti plus loin que les Antilles Vers des pays nouveaux lumineux et subtils Je n'emporte avec moi pour toute pacotille Que mon coeur Mais les sauvages en voudront-ils ? Ô ma peine, ma peine où vous ai-je laissée ? Voilà je suis parti plus loin que les Antilles Vers des pays nouveaux lumineux et subtils Je n'emporte avec moi pour toute pacotille Que mon coeur Mais les sauvages en voudront-ils ? Que mon coeur ... Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse ... L'HORIZON CHIMERIQUE à mon ami Marc Leparoux disparu en mer interprète Hugues Lemoîne (chant) musique de Julien CLERC extrait du recueil posthume 1920 de Jean de La Ville de Mirmont poête bordelais mort à 27 ans pour la France en 1914 L'HORIZON CHIMERIQUE : Je suis né dans un port et depuis mon enfance J’ai vu passer par là des pays bien divers. Attentif à la brise et toujours en partance, Mon cœur n’a jamais pris le chemin de la mer. Je connais tous les noms des agrès et des mâts, La nostalgie et les jurons des capitaines, Le tonnage et le fret des vaisseaux qui reviennent Et le sort des vaisseaux qui ne reviendront pas. Je présume le temps qu’il fera dès l’aurore, La vitesse du vent et l’orage certain, Car mon âme est un peu celle des sémaphores, Des balises, leurs sœurs, et des phares éteints. Les ports ont un parfum dangereux pour les hommes Et si mon cœur est faible et las devant l’effort, S’il préfère dormir dans de lointains arômes, Mon Dieu, vous le vouliez, je suis né dans un port. II Par l’appel souriant de sa claire étendue Et les feux agités de ses miroirs dansants La mer, magicienne éblouissante et nue. Éveille aux grands espoirs les cœurs adolescents. Pour tenter de la fuir leur effort est stérile ; Les moins aventureux deviennent ses amants, Et, dès lors, un regret éternel les exile. Car l’on ne guérit point de ses embrassements. C’est elle, la première, en ouvrant sa ceinture D’écume, qui m’offrit son amour dangereux Dont mon âme a gardé pour toujours la brûlure Et dont j’ai conservé le reflet dans mes yeux. III Quel caprice insensé de tes désirs nomades, Mon cœur, ô toi mon cœur qui devrais être las, Te fait encore ouvrir la voile au vent des rades Où ton plus fol amour naguère appareilla ? Tu sais bien qu’au lointain des mers aventureuses Il n’est point de pays qui vaille ton essor, Et que l’horizon morne où la vague se creuse N’a d’autres pèlerins que les oiseaux du Nord. Tu ne trouverais plus à la fin de ta course L’île vierge à laquelle aspirent tes ennuis. Des pirates en ont empoisonné les sources. Incendié les bois et dévoré les fruits. Voyageur, voyageur, abandonne aux orages Ceux qui n’ont pas connu l’amertume des eaux. Sache borner ton rêve à suivre du rivage L’éphémère sillon que tracent les vaisseaux. IV Le ciel incandescent d’un million d’étoiles Palpite sur mon front d’enfant extasié. Le feu glacé des nuits s’infuse dans mes moelles Et je me sens grandir comme un divin brasier. Les parfums de juillet brûlent dans le silence D’une trop vaste et trop puissante volupté. Vers l’azur ébloui, comme un oiseau, s’élance, En des battements fous, mon cœur ivre d’été. Que m’importe, à présent, que la terre soit ronde Et que l’homme y demeure à jamais sans espoir ? Oui, j’ai compris pourquoi l’on a créé le monde ; C’était pour mon plaisir exubérant d’un soir ! V Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ; Le dernier de vous tous est parti sur la mer. Le couchant emporta tant de voiles ouvertes Que ce port et mon cœur sont à jamais déserts. La mer vous a rendus à votre destinée, Au-delà du rivage où s’arrêtent nos pas. Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ; Il vous faut des lointains que je ne connais pas. Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre. Le souffle qui vous grise emplit mon cœur d’effroi, Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère, Car j’ai de grands départs inassouvis en moi. VI Vaisseaux des ports, steamers à l’ancre, j’ai compris Le cri plaintif de vos sirènes dans les rades. Sur votre proue et dans mes yeux il est écrit Que l’ennui restera notre vieux camarade. Vous le porterez loin sous de plus beaux soleils Et vous le bercerez de l’équateur au pôle. Il sera près de moi, toujours. Dès mon réveil, Je sentirai peser sa main sur mon épaule. VII Le vent de l’océan siffle à travers les portes Et secoue au jardin les arbres effeuillés. La voix qui vient des mers lointaines est plus forte Que le bruit de mon cœur qui s’attarde à veiller. Ô souffle large dont s’emplissent les voilures, Souffle humide d’embrun et brûlant de salure, Ô souffle qui grandis et recourbes les flots Et chasses la fumée, au loin, des paquebots ! Tu disperses aussi mes secrètes pensées, Et détournes mon cœur de ses douleurs passées. L’imaginaire mal que je croyais en moi N’ose plus s’avouer auprès de ce vent froid Qui creuse dans la mer et tourmente les bois. VIII Toi qui te connais mal et que les autres n’aiment Qu’en de vains ornements qui ne sont pas toi-même, Afin que ta beauté natale ne se fane, Mon âme, pare-toi comme une courtisane. Lorsque reviendra l’ombre et que tu seras nue, Seule devant la nuit qui t’aura reconnue Et loin de la cité dont la rumeur t’offense. Tu te retrouveras pareille à ton enfance, Mon âme, sœur des soirs, amante du silence. IX Ô la pluie ! Ô le vent ! Ô les vieilles années ! Dernier baiser furtif d’une saison qui meurt Et premiers feux de bois au fond des cheminées ! L’hiver est installé, sans sursis, dans mon cœur. Vous voilà de retour, mes pâles bien-aimées. Heures de solitude et de morne labeur, Fidèles aux lueurs des lampes allumées Parmi le calme oubli de l’humaine rumeur. Un instant, j’ai pensé que la plus fière joie Eût été de m’enfuir, comme un aigle s’éploie, Au lointain rouge encore des soleils révolus. Et j’enviais le sort des oiseaux de passage. Mais mon âme s’apaise et redevient plus sage, Songeant que votre amour ne me quittera plus. X Mon désir a suivi la route des steamers Qui labourent les flots d’une proue obstinée Dans leur hâte d’atteindre à l’horizon des mers Où ne persiste d’eux qu’une vaine fumée. Longtemps il s’attarda, compagnon des voiliers Indolents et déchus, qu’un souffle d’aventure Ranime par instants en faisant osciller Le fragile appareil de leur haute mâture. Mais la nuit vient trop vite et ne me laisse plus, Pour consoler encor mon âme à jamais lasse, Que les cris de dispute et les chants éperdus Des marins enivrés dans les auberges basses. XI Diane, Séléné, lune de beau métal, Qui reflète vers nous, par ta face déserte, Dans l’immortel ennui du calme sidéral, Le regret d’un soleil dont nous pleurons la perte, Ô lune, je t’en veux de ta limpidité Injurieuse au trouble vain des pauvres âmes, Et mon cœur, toujours las et toujours agité, Aspire vers la paix de ta nocturne flamme. XII Novembres pluvieux, tristes au bord des fleuves Qui ne reflètent plus le mirage mouvant Des nuages au ciel, des arbres dans le vent, Ni l’aveuglant soleil dont nos âmes sont veuves, Faut-il que notre exil sous vos froides clartés Ne conserve d’espoir que le peu que nous laisse Le cri des trains de nuit qui sifflent leur détresse, Quand les rêves sont morts dans les grandes cités ? XIII La Mer est infinie et mes rêves sont fous. La mer chante au soleil en battant les falaises Et mes rêves légers ne se sentent plus d’aise De danser sur la mer comme des oiseaux soûls. Le vaste mouvement des vagues les emporte, La brise les agite et les roule en ses plis ; Jouant dans le sillage, ils feront une escorte Aux vaisseaux que mon cœur dans leur fuite a suivis. Ivres d’air et de sel et brûlés par l’écume De la mer qui console et qui lave des pleurs Ils connaîtront le large et sa bonne amertume ; Les goélands perdus les prendront pour des leurs. XIV Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse Et roule bord sur bord et tangue et se balance. Mes pieds ont oublié la terre et ses chemins ; Les vagues souples m’ont appris d’autres cadences Plus belles que le rythme las des chants humains. À vivre parmi vous, hélas ! avais-je une âme ? Mes frères, j’ai souffert sur tous vos continents. Je ne veux que la mer, je ne veux que le vent Pour me bercer, comme un enfant, au creux des lames. Hors du port qui n’est plus qu’une image effacée, Les larmes du départ ne brûlent plus mes yeux. Je ne me souviens pas de mes derniers adieux… Ô ma peine, ma peine, où vous ai-je laissée? Voilà ! Je suis parti plus loin que les Antilles, Vers des pays nouveaux, lumineux et subtils. Je n’emporte avec moi, pour toute pacotille, Que mon cœur… Mais les sauvages, en voudront-ils ? L'HORIZON CHIMERIQUE à mon ami Marc Leparoux disparu en mer interprête Hugues Lemoîne (chant) musique de Julien CLERC extrait du recueil posthume 1920 de Jean de La Ville de Mirmont poête bordelais mort à 27 ans pour la France en 1914
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Hey Johnny Jane Te souviens-tu du film de Gainsbourg Je t'aime Je t'aime moi non plus un joli thème Hey Johnny Jane Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides Dans les no man's land et les lieux sordides Hey Johnny Jane Les décharges publiques sont des atlantides Que survolent les mouches cantharides Hey Johnny Jane Tous les camions à benne Viennent y déverser bien des peines infanticides Hey Johnny Jane Tu balades tes cheveux courts ton teint livide À la recherche de ton amour suicide Hey Johnny Jane Du souvenir veux-tu trancher la carotide À coups de pieds dans les conserves vides Oh Johnny Jane Le beau camion à benne Te transportait de bonheur en bonheur sous les cieux limpides Hey Johnny Jane Ne fais pas l'enfant ne sois pas si stupide Regarde les choses en face sois lucide Hey Johnny Jane Efface tout ça, recommence, liquide De ta mémoire ces brefs instants torrides Hey Johnny Jane Un autre camion à benne Viendra te prendre pour t'emmener vers d'autres Florides Hey Johnny Jane Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides Dans les no man's land et les lieux sordides Hey Johnny Jane Écrase d'un poing rageur ton oeil humide Le temps ronge l'amour comme l'acide Ballade de Johnny Jane (cover) Paroles : Serge Gainsbourg / Jean Pierre Sabard Musique : Serge Gainsbourg sur la musique de son film Je t'aime moi non plus (1976) Interprète Hugues Lemoîne (dec 2019)
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La vie sans toi Le coeur à l'envers C'est l'eau sans la mer C'est froid comme l'hiver C'est long comme la nuit C'est lourd comme l'ennui La nuit sans l'aurore C'est long comme la mort La vie sans toi Vers qui et vers quoi Le sol sous mes pas Se dérobera Tout seul sur la Terre Le coeur en enfer Dieu me garde de vivre un seul jour Sans toi Vivre sans vivre Moi qui n'ai jamais su marcher Que pour te suivre Ivre de vivre Pour respirer l'air que tu respires Laisser parler nos coeurs sans rien dire Vivre ou survivre Sans plus jamais trouver dans tes yeux La fin du livre Vivre sans vivre Dieu me garde de vivre un seul jour Sans toi Vivre sans vivre (cover) Samba em preludio Musique Baden Powell (arrangement original Guerra Peixe) Texte original brésilien Vinicius de Moraes Texte français Yves Duteil Interprétation Hugues Lemoîne
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La mer est immense, je ne peux traverser Je n'ai pas d'ailes pour la survoler Préparez moi un bateau pour deux Nous ramerons mon amour et moi Navire je vois qui fend les flots Chargé ras bord et je ne sais Si cet amour que j'ai en moi Dans les abîmes m'entraînera Contre un jeune chêne je me suis appuyé Pensant qu'il pouvait résister Mais hélas il a plié Comme mon amour il s'est brisé Dans un buisson j'ai posé ma main Croyant tendre fleur y trouver Mes doigts aux épines j'ai blessé La tendre fleur est tombée L'amour est joie, l'amour est beauté Ainsi les fleurs en leur matin Mais l'amour passe et disparaît Comme de la fleur, rosée d'été La mer est immense Graeme Allwright - 1966 Chanson du folklore anglais Paroles : Marshall Brickman / Clarence Cooper Interprétation orchestre et voix : Hugues Lemoine 02-2020
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Paroles Charles Level Nous avons joué notre vie ensemble Et puis un beau jour la chance a tourné On ne finira pas la partie ensemble Et chacun s'en va seul de son côté Bravo tu as gagné, et moi j'ai tout perdu On s'est tellement aimé, on ne s'aime plus J'étais sûr de moi, je vivais tranquille Et ta main dans ma main je croisais les doigts Et tous les tricheurs de la grande ville Ne me faisaient pas peur quand tu étais là Mais les dés sont jetés, pair impair, rouge ou noir Qui est le plus heureux de nous deux ce soir? Bravo tu as gagné, et moi j'ai tout perdu On s'est tellement aimé, on ne s'aime plus Est-ce qu'il est ton complice ce partenaire Que tu as choisi pour me remplacer? En amour la loi, c'est comme à la guerre Le plus fort des deux reste le dernier Et notre amour si beau finit pourtant si mal On le juge à huis clos dans un tribunal Bravo tu as gagné, et moi j'ai tout perdu On s'est tellement aimé, on ne s'aime plus Nous avons joué notre vie ensemble Et puis un beau jour la chance a tourné On ne finira pas la partie ensemble Et chacun s'en va seul de son côté Bravo tu as gagné, bravo tu as gagné
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J'aime les gens qui doutent Les gens qui trop écoutent Leur coeur se balancer J'aime les gens qui disent Et qui se contredisent Et sans se dénoncer J'aime les gens qui tremblent Que parfois ils nous semblent Capables de juger J'aime les gens qui passent Moitié dans leurs godasses Et moitié à côté J'aime leur petite chanson Même s'ils passent pour des cons... J'aime ceux qui paniquent Ceux qui sont pas logiques Enfin, pas comme il faut, Ceux qui avec leurs chaînes Pour pas que ça nous gêne Font un bruit de grelot Ceux qui n'auront pas honte De n'être au bout du compte Que des ratés du cœur Pour n'avoir pas su dire Délivrez-nous du pire Et gardez le meilleur J'aime leur petite chanson Même s'ils passent pour des cons... J'aime les gens qui n'osent S'approprier les choses Encore moins les gens Ceux qui veulent bien n'être Qu'une simple fenêtre Pour les yeux des enfants Ceux qui sans oriflamme Les daltoniens de l'âme Ignorent les couleurs Ceux qui sont assez poires Pour que jamais l'Histoire Leur rende les honneurs J'aime leur petite chanson Même s'ils passent pour des cons... J'aime les gens qui doutent Et voudraient qu'on leur foute La paix de temps en temps Et qu'on ne les malmène Jamais quand ils promènent Leurs automnes aux printemps Qu'on leur dise que l'âme Fait de plus belles flammes Que tous ces tristes culs Et qu'on les remercie qu'on leur dise, on leur crie Merci d'avoir vécu Merci pour la tendresse Et tant pis pour vos fesses Qui ont fait ce qu'elles ont pu ... "Les gens qui doutent" (cover) Anne Sylvestre, 1977 interprète Hugues Lemoîne (chant)
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(free) 03:40
Prends-moi la main, s'il te plaît Ne me laisse pas m'envoler Reste avec moi, s'il te plaît Ne me laisse pas t'oublier We're walking in the air We're floating in the moonlight sky I'm finding I can fly So high above with you Reste avec moi, s'il te plaît Ne me laisse pas t'oublier Prends-moi la main, en secret Je te laisserai m'envoler M'envoler T'embrasser Te toucher Accepter D'oublier M'envoler T'embrasser Te toucher We're walking in the air Riding in the midnight blue Prends-moi la main, s'il te plaît Ne me laisse pas m'envoler Reste avec moi, s'il te plaît Ne me laisse pas t'oublier M'envoler T'embrasser Te toucher Accepter D'oublier M'envoler T'embrasser Te toucher Reste avec moi, s'il te plaît Ne me laisse pas t'oublier Prends-moi la main, en secret Je te laisserai m'envoler REST Paroles Charlotte Gainsbourg Musique Guy-Manuel de Homem-Christo intertrêté par Hugues Lemoine (chant)
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C'est comme si j'étais devenue un monstre d'amour Mes jambes flanchent, mon cœur est lourd Je finirai par m'étouffer dans tout ce velours J'ai beau hurler, mes cris sont sourds Dis-moi, dis-moi pourquoi je sombre Dans des eaux, dans des ombres Dans lesquelles je me noie Dis-moi quelle est cette colère Qui me tord, qui m'atterre Que je ne connais pas C'est comme si j'étais transformée en monstre d'amour Et j'ai perdu famille et bravoure Mes yeux ont appris par cœur tes formes et tes contours Et les devinent quand s'éteint le jour Dis-moi, dis-moi pourquoi je sombre Dans des eaux, dans des ombres Dans lesquelles je me noie Dis-moi quelle est cette colère Qui me tord, qui m'atterre Que je ne connais pas Dis-moi quelle est cette colère Qui me tord, qui m'atterre Que je ne connais pas C'est comme si j'étais devenue un monstre d'amour Mes jambes flanchent, mon cœur est lourd Monstre d'amour Clara Luciani Paroles : Clara Luciani / Ambroise Willaume Interprete chant et orchestrarion : Hugues Lemoîne
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C’est ainsi que les jours défilent C’est ainsi que la vie s'en va Plus de non et plus de possible Plus de force dans les bras Ni pour se prendre par la main Ni pour se soulever du sol Devenu trop lourd le chagrin C’est déjà la fin du chemin Seul définitivement Balayé par le vent Secoué en dedans Allongé sur un banc Définitivement, Un peu calme, un peu blanc Encore un peu vivant Sans trop savoir comment Sans trop savoir pourquoi Sans trop savoir pour qui Là véritablement Seul définitivement Seul définitivement Et c’est ainsi que les choses se meurent C’est ainsi que l’amour s’éteint Il brûle encore comme il demeure Brûles les lèvres et les mains Hier est encore aujourd’hui Il durera aussi demain Dans des regrets indoloris Dans le foulard des parfums Seul définitivement Balayé par le vent Secoué en dedans Allongé sur un banc Définitivement Un peu calme, un peu blanc Encore un peu vivant Sans trop savoir comment Sans trop savoir pourquoi Sans trop savoir pour qui Là véritablement Seul définitivement Seul définitivement Seul définitivement Seul définitivement paroles Marc Lavoine paroles musique Fabrice Aboulker interprète (chant) Hugues Lemoine
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(free) 03:55
Hé toi Qu'est-ce que tu regardes T'as jamais vu une femme qui se bat Suis moi Dans la ville blafarde Et je te montrerai Comme je mors, comme j'aboie Prends garde Sous mon sein la grenade Sous mon sein là regarde Sous mon sein la grenade Prends garde Sous mon sein la grenade Sous mon sein là regarde Sous mon sein la grenade Hé toi Mais qu'est ce que tu crois Je ne suis qu'un animal Déguisé en madone Hé toi Je pourrais te faire mal Je pourrais te blesser, oui Dans la nuit qui frissonne Prends garde, Sous mon sein la grenade Sous mon sein là regarde Sous mon sein la grenade Prends garde, Sous mon sein la grenade Sous mon sein là regarde Sous mon sein la grenade Hé toi Qu'est ce que tu t'imagines Je suis aussi vorace Aussi vivante que toi Sais tu Que là sous ma poitrine Une rage sommeille Que tu ne soupçonnes pas Prends garde, Sous mon sein la grenade Sous mon sein là regarde Sous mon sein la grenade Prends garde, Sous mon sein la grenade Sous mon sein là regarde Sous mon sein la grenade Regarde LA GRENADE (cover) Clara Luciani paroles et musique interprété par Hugues Lemoîne (orchestration et chant) mai 2018
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(free) 04:19
Je t'ai vu tracer le long du paysage Une ligne des aimées qui détruisent ton langage Et quand tu chantais plus fort dans ton silence Je voyais les larmes couler toujours à contresens Mais quand les saisons attendront ton retour Ce sera le vent qui portera secours Et si la terre est sombre, et si la pluie te noie Raconte-moi, qu'on puisse trembler ensemble Et si le jour ne vient pas dans la nuit des perdus Raconte-moi, qu'on puisse crier tout bas J'ai voulu calmer ton souffle qui s'étouffait Des courses vers le vide, ton rire qui soupirait Si tu mets le cap vers des eaux restant troubles Je serai le phare qui te guidera toujours Mais quand les saisons attendront ton retour Ce sera le vent qui portera secours Et si la terre est sombre, et si la pluie te noie Raconte-moi, qu'on puisse trembler ensemble Et si le jour ne vient pas dans la nuit des perdus Raconte-moi, qu'on puisse crier tout bas Je t'ai vu tracer le long du paysage Une ligne des aimées qui détruisent ton langage Et quand tu chantais plus fort dans ton silence Je voyais les larmes couler toujours à contresens Et si la terre est sombre, et si la pluie te noie Raconte-moi, qu'on puisse trembler ensemble Et si le jour ne vient pas dans la nuit des perdus Raconte-moi, qu'on puisse crier tout bas CRIER TOUT BAS (cover) interprêté par Hugues Lemoine Paroles et musique Beatrice Martin (Coeur de pirate)
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On a tous Une chanson d'Souchon qui nous traîne Un vieux col roulé qui nous gène Une rentrée, une odeur de trousse Dans nos souvenirs, on a tous Toutes ces choses qui durent et qui tiennent Un vieux poster de Saint-Étienne Des mots qui nous ont démolis Des "je préfère qu'on reste amis" Toutes ces pierres sur lesquelles on se hisse Et qui font de nous un édifice On a tous au fond du mental Toutes ces choses fondamentales Toutes ces personnes nées dans le passé Qui nous poussent et qui nous font pousser Cachées là au fond du mental Ce sont les choses fondamentales On a tous Une bonne odeur de tarte aux pommes Une chanson super en automne Un vieux couloir qui fout la frousse Dans nos souvenirs, on a tous Une amoureuse en collégienne Des prénoms qui soudain reviennent Devant des vielles photos d'élèves Ce qui nous a élevé nous élève Toutes ces pierres sur lesquelles on se hisse Et qui font de nous un édifice On a tous au fond du mental Toutes ces choses fondamentales Toutes ces personnes nées dans le passé Qui nous poussent et qui nous font pousser Cachées là au fond du mental Ce sont les choses fondamentales Si un jour je me désaccorde Même perdu, déboussolé Je ferai résonner la corde La note sur laquelle j'ai poussé Toutes ces pierres sur lesquelles on se hisse Et qui font de nous un édifice On a tous au fond du mental Toutes ces choses fondamentales Toutes ces personnes nées dans le passé Qui nous poussent et qui nous font pousser Cachées là au fond du mental Ce sont les choses fondamentales On a tous Toutes ces choses fondamentales Paroles Paul Ecole Musique Calogero et son frère Gioacchino interprêté par Hugues Lemoîne (chant)
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À mesure que le temps passe Je mesure le temps qui passe Et tandis que l'eau s'étend Jusqu'à l'autre bout de l'étang Je regarde l'aube claire S'allonger sur les conifères À l'aulne à l'orée du jour Le soleil sera de retour En dépit des années noires Des années folles, des heures de gloire À la lisière du torrent J'irai m'asseoir sur un banc On ira faire un tour de barque On ira déjeuner au parc On s'embrassera dans le cou Il y aura tout autour de nous "If you listen you can hear it call Wailaree, wailaree... There is a river called the River Of No Return..." À mesure que le temps passe Je mesure le temps qui passe Et tandis que l'eau s'étend Jusqu'à l'autre bout de l'étang Je regarde l'aube claire S'allonger sur les conifères À l'aulne à l'orée du jour Le soleil sera de retour En dépit des années noires Des années folles, des heures de gloire À la lisière du torrent J'irai m'asseoir sur un banc On ira faire un tour de barque On ira déjeuner au parc On s'embrassera dans le cou Il y aura tout autour de nous Les cerfs-volants qui planent Quelques amants qui flânent Un petit vent Les parasols Plantés dans le sol Il y a longtemps LES CERFS-VOLANTS (COVER) Benjamin Biolay interprete Hugues Lemoine (orchestration et chant)
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N'écris pas ! Je suis triste et je voudrais m'éteindre Les beaux étés, sans toi, c'est l'amour sans flambeau J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre Et frapper à mon cœur, c'est frapper au tombeau N'écris pas ! N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes Ne demande qu'à Dieu, qu'à toi si je t'aimais Au fond de ton silence, écouter que tu m'aimes C'est entendre le ciel sans y monter jamais N'écris pas ! Je te crains, j'ai peur de ma mémoire Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire Une chère écriture est un portrait vivant N'écris pas ! Ces deux mots que je n'ose plus lire Il semble que ta voix les répand sur mon cœur Que je les vois briller à travers ton sourire Il semble qu'un baiser les empreint sur mon cœur N'écris pas ! N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes Ne demande qu'à Dieu, qu'à toi si je t'aimais Au fond de ton silence, écouter que tu m'aimes C'est entendre le ciel sans y monter jamais ... N'écris pas ! LES SEPARES (cover) musique Julien CLerc paroles Marceline Desbordes-Valmore Interprete chant et orchestrarion : Hugues Lemoîne
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Il est six heures au clocher de l'église Dans le square les fleurs poétisent Une fille va sortir de la mairie Comme chaque soir je l'attends Elle me sourit Il faudrait que je lui parle A tout prix Je lui dirai les mots bleus Les mots qu'on dit avec les yeux Parler me semble ridicule Je m'élance et puis je recule Devant une phrase inutile Qui briserait l'instant fragile D'une rencontre D'une rencontre Je lui dirai les mots bleus Ceux qui rendent les gens heureux Je l'appellerai sans la nommer Je suis peut-être démodé Le vent d'hiver souffle en avril J'aime le silence immobile D'une rencontre D'une rencontre Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher Dans le square les arbres sont couchés Je reviens par le train de nuit Sur le quai je la vois Qui me sourit Il faudra bien qu'elle comprenne A tout prix Je lui dirai les mots bleus Les mots qu'on dit avec les yeux Toutes les excuses que l'on donne Sont comme les baisers que l'on vole Il reste une rancœur subtile Qui gâcherait l'instant fragile De nos retrouvailles De nos retrouvailles Je lui dirai les mots bleus Ceux qui rendent les gens heureux Une histoire d'amour sans paroles N'a plus besoin du protocole Et tous les longs discours futiles Terniraient quelque peu le style De nos retrouvailles De nos retrouvailles Je lui dirai les mots bleus Les mots qu'on dit avec les yeux Je lui dirai tous les mots bleus Tous ceux qui rendent les gens heureux Tous les mots bleus Tous les mots bleus LES MOTS BLEUS (cover) Christophe interprete Hugues Lemoîne (chant) Paroles : Daniel Bevilacqua / Jean Michel Jarre
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Bruxelles ma belle Je te rejoins bientot Aussitot que Paris me trahit Et je sens que son amour aigrit et puis Elle me soupçonne d'être avec toi le soir Je reconnais c'est vrai tous les soirs dans ma tête C'est la fête des anciens combattants d'une guerre Qui est toujours à faire Bruxelles, attends moi j'arrive Bientot je prends la dérive Michel te rappelles-tu de la détresse de la kermesse De la gare de midi Te rappelles-tu de ta Sophie Qui ne t'avait même pas reconnu Les néons, les Léon, les noms de dieu Sublime décadence la danse des panses, Ministére de la biére artére vers l'enfer Place de Brouckére Bruxelles, attends moi j'arrive Bientot je prends la dérive Cruel duel celui qui oppose Paris névrose et Bruxelles abrutie Qui se dit que bientot ce sera fini L'ennui de l'ennui Tu vas me revoir Mademoiselle Bruxelles Mais je ne serai plus tel que tu m'as connu Je serai abattu courbatu, combattu Mais je serai venu Bruxelles attends, j'arrive Bientot je prends la dérive Paris je te laisse mon lit BRUXELLES (cover) Dick Annegarn interprète Hugues Lemoîne (chant)
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J'ai troqué mes cliques et mes claques Contre des cloques et des flaques Un sac à dos pour oublier Qu'avant c'est toi qui me pesait Ce qui m'emmène, ce qui m'entraîne C'est ma peine, ma peine plus que la haine Oh ma route, oh ma plaine Dieu que je l'aime Et tournent, et tournent dans ma tête Les images du long métrage Où tu es belle et moi la bête Et la belle n'est jamais sage Quand tu diras que c'est ma faute Que je n'ai jamais su t'aimer Au diable toi et tes apôtres Je m'en vais Et ce qui perle sur mon front Gouttes de pluie, gouttes de froid Donne des ailes, donne dont L'envie de m'éloigner de toi Et mes larmes, et mes armes Sont ma peine, ma peine plus que la haine Et mes larmes, mes larmes Dieu que j'ai mal Et tournent, et tournent dans ma tête Les images du long métrage Où tu es belle et moi la bête Et la belle n'est jamais sage Quand tu diras que c'est ma faute Que je n'ai jamais su t'aimer Au diable toi et tes apôtres Oh, je m'en vais Je m'en vais Je m'en vais Et tournent, et tournent dans ma tête Les images du long métrage Où tu es belle et moi la bête Et la belle n'est jamais sage Quand tu diras que c'est ma faute Que je n'ai jamais su t'aimer Au diable toi et tes apôtres Oh, je m'en vais Je m'en vais JE M'EN VAIS (cover) Vianney interprete Hugues Lemoine (chant) Paroles : Vianney Bureau / Clément Virgile Ducol
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Laissez moi loin des causes perdues, des compteurs qui s'affolent On apprend à écraser notre prochain dès l'école On observe nos petits comme des bêtes en cage Dans le doute on se méfie, ils ont peut être la rage Laissez moi dans l'état où vous m'avez trouvé Laissez moi me vautrer dans la gadoue, laissez, laissez Comme un porc dans sa bauge ignorant des couteaux Laissez moi quelques secondes savourer l'image de mes os Bouillant dans une marmite pour un festin de choix Ceux qui aimaient ma musique auraient enfin un bout de moi Je n’entendrai plus dire qu'elle était sympa Ne parlez pas de ma maitresse, elle mérite mieux que ça Épargnez moi vos quelques larmes sur les drames de la solitude Pour savoir qu'on finit toujours seul, pas besoin d'étude Laissez moi jouer sur le piano de quelque vieille grand mère Pas sûr que ça lui tiendra chaud quand elle sera six pieds sous terre Et gardez moi vos enfants tristes, vos petits crève la faim Qui n'en finissent pas de mourir depuis trente ans au moins Je n'arrive plus à m'indigner le cul dans un fauteuil À porter devant ma télé un brassard en signe de deuil Laissez moi dans l'état où vous m'avez trouvé Que je ne sois ni repris, ni échangé Laissez moi dans l'état où vous m'avez trouvé Merci à ceux qui savaient d'avoir voulu m'expliquer Mais j'étais d'un autre temps, vous aviez d'autre moeurs Moi ce que j'aime vraiment c'est la musique des ascenseurs Pour l'échafaud mais oui celle qui donne envie de vous pendre Laissez moi vous serrer la corde puis laissez moi descendre J'avais si peu à dire qu'il fallait que je le chante J'ai connu mieux que de grandir dans les années nonantes Moi j'ai poussé sans trop de casse en évitant les gouttes Et depuis j'exhibe ma carcasse le long des routes D'un pays pour lequel au mieux je ne ressens plus rien Ils ont un avis sur tout, eux, ils n'auront pas le mien Et bien que dieu les a mis là, j'y suis, j'y reste Désormais nul ne me verra chevaucher toujours plus à l'ouest Je voyage sur des mers d’absinthe, te souviens tu ma soeur Que demain était plus beau, il était bien plus beau qu'ailleurs Et d’ailleurs demain rangez moi dans un carton sur une pile Inscrivez dessus haut et bas, et sur mes pieds d'argile A l'encre bleu roi à la bombe j'aimerais qu'on ajoute "Les colosses se brisent quand ils tombent, prière de prendre soin d'Helmut" Comme ils n’auront jamais été que mort et combat Angoisse et cruauté ce que je n'explique pas C'est la joie qui parfois surgit et qui toujours m'enivre La joie du simple fait de vivre La joie du simple fait de vivre La joie du simple fait de vivre La joie ! HAUT, BAS, FRAGILE (cover) Paroles Yannick Marais (La Maison Tellier) Musique de La Maison Tellier réinterprétée dans la douleur par Hugues qui eu du mal avec l'orchestration et le chant
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Si un jour tu veux revenir Sans mots, sans pleurs, sans même sourire Négligemment et sans te retenir Sans farder du passé tout l'avenir... Le soir quand je te vois sourire Sur cette photo qui ne veut rien dire Sous ta vieille lampe qui tremble et chavire Tu viens grimacer dans mes souvenirs Maintenant, comme avant, Doucement, sans pâlir, sans mentir, sans souffrir... Aujourd'hui, je te dis : Souffrir par toi n'est pas souffrir, C'est comme mourir ou bien faire rire C'est s'éloigner du monde des vivants Dans la forêt, voir l'arbre mort seulement.. Comme un jour tu viendras sûrement Dans ce salon qui perd son temps, Ne parlons plus jamais de nos déserts... Et si tu restes je mets le couvert Maintenant, comme avant, Doucement, sans pâlir, sans mentir, sans souffrir Aujourd'hui, je te dis : Tous les voyages ne veulent rien dire Je sais des choses qui te feraient rire Moi qui entassais des souvenirs par paresse Ce sont tes vieux chandails que je caresse Maintenant, comme avant, doucement Restons-en au présent pour la vie, Aujourd'hui, reste ici SOUFFRIR PAR TOI N'EST PAS SOUFFRIR (cover) Paroles: Étienne Roda-Gil musique: Julien Clerc interprété par Hugues Lemoîne (chant)
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Ce sont de drôl's de typ's qui vivent de leur plume Ou qui ne vivent pas c'est selon la saison Ce sont de drôl's de typ's qui traversent la brume Avec des pas d'oiseaux sous l'aile des chansons Leur âme est en carafe sous les ponts de la Seine Leurs sous dans les bouquins qu'ils n'ont jamais vendus Leur femm' est quelque part au bout d'une rengaine Qui nous parle d'amour et de fruit défendu Ils mettent des couleurs sur le gris des pavés Quand ils marchent dessus ils se croient sur la mer Ils mettent des rubans autour de l'alphabet Et sortent dans la rue leurs mots pour prendre l'air Ils ont des chiens parfois compagnons de misère Et qui lèchent leurs mains de plume et d'amitié Avec dans le museau la fidèle lumière Qui les conduit vers les pays d'absurdité Ce sont de drôl's de typ's qui regardent les fleurs Et qui voient dans leurs plis des sourires de femme Ce sont de drôl's de typ's qui chantent le malheur Sur les pianos du coeur et les violons de l'âme Leurs bras tout déplumés se souviennent des ailes Que la littérature accrochera plus tard A leur spectre gelé au-dessus des poubelles Où remourront leurs vers comme un effet de l'Art lls marchent dans l'azur la tête dans les villes Et savent s'arrêter pour bénir les chevaux Ils marchent dans l'horreur la tête dans des îles Où n'abordent jamais les âmes des bourreaux Ils ont des paradis que l'on dit d'artifice Et l'on met en prison leurs quatrains de dix sous Comme si l'on mettait aux fers un édifice Sous prétexte que les bourgeois sont dans l'égout Les Poètes (cover) Paroles et musique Léo Ferré interprété par Hugues Lemoine (chant)
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Comme dans les dessins de Folon Ceux qu'on aimait quittent la Terre Le corps lourd et l'âme légère Un peu plus graves à l'horizon Dans leur pardessus de béton Ceux qu'on aimait nagent en silence Dans le temps sage de l'absence Comme dans les dessins de Folon On pourrait presque les toucher De l'autre côté du papier Fantômes gris des jours de peine En long cortège de semaines A rêver loin dans leur lumière On pourrait presque enfin se taire Comme dans les dessins de Folon Il y a du rose et du vert pâle Et des souvenirs bleu d'opale Dans un champ vide de coton Comme des bulles de savon Prisonniers de la transparence Ceux qu'on aimait doucement dansent Comme dans les dessins de Folon On pourrait presque s'envoler Dans la lenteur de leur passé Frôler d'un long battement d'ailes L'exil sans fin qui les appelle A rêver loin dans leur mystère On pourrait presque enfin se perdre Comme dans les dessins de Folon Ceux qu'on aimait nagent à l'envers Oiseaux de l'eau, poissons de l'air Perdent le fil de nos saisons Dans la brume de leur prison Ceux qu'on aimait toujours s'effacent Derrière les voiles de l'espace Comme dans les dessins de Folon Un jour on voudra leur parler De l'autre côté du papier On rêvera d'aubes plus pâles D'éternité couleur d'opale Un jour on se laissera faire On glissera dans leur lumière Comme dans les dessins de Folon... LES DESSINS DE FOLON (cover) Paroles Yves Duteil Musique jean Musy interprète Hugues Lemoîne (chant)
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(free) 02:46
Vole vole petite aile Ma douce, mon hirondelle Va t'en loin, va t'en sereine Qu'ici rien ne te retienne Rejoins le ciel et l'éther Laisse-nous laisse la terre Quitte manteau de misère Change d'univers Vole vole petite sœur Vole mon ange, ma douleur Quitte ton corps et nous laisse Qu'enfin ta souffrance cesse Va rejoindre l'autre rive Celle des fleurs et des rires Celle que tu voulais tant Ta vie d'enfant Vole vole mon amour Puisque le nôtre est trop lourd Puisque rien ne te soulage Vole à ton dernier voyage Lâche tes heures épuisées Vole, tu l'as pas volé Deviens souffle, sois colombe Pour t'envoler Vole, vole petite flamme Vole mon ange, mon âme Quitte ta peau de misère Va retrouver la lumière VOLE (cover) interprété par Hugues Lemoîne (chant) avril 2018 chanson pour Céline Dion Paroliers : Jean-Jacques Goldman / Roland Romanelli
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(free) 03:19
Tout seul Tout seul Tout froissé Tout cassé Tout-à-fait dépassé Tout seul Tout seul Tout me saoule Tourneboule Tout-à-coup tout s'écroule Tu as préféré descendre en marche Décidément l'amour ça ne marche Pas tout seul Tout seul Tout seul Tout c' qu'on a Tout s'en va T'oublier, non, j' peux pas Tout seul Tout seul Tout perdu Tout foutu Tourner la page me tue Tu as préféré descendre en marche Décidément l'amour ça ne marche Pas tout seul Tout seul Tout seul Mais par contre Un malheur N'arrive jamais Tout seul Tout seul Tout seul Faut accepter de dérouiller Faut s' débrouiller Tout seul Paroles et musique Jacques Duval
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Tu peux toujours croire que les petites cases de la mémoire Peuvent s'ouvrir comme des tiroirs et laisser partir les souvenirs Tu sais, je t'aimais tellement fort que je t'aime encore Je t'aimais tellement fort que je t'aime encore Le bruit des fanfares, les trains qui entrent dans les gares Le tam tam des pays noirs pourront pas couvrir ce que je vais dire Tu sais, je t'aimais tellement fort que je t'aime encore Je t'aimais tellement fort que je t'aime encore Mes larmes, c'est rien. Si t'as du bonheur, tiens-le bien Ces trucs la, ça va, ça vient, mais ça s'éteint pas sous les doigts Et ça brûle comme du bois mort. On sera toujours corps à corps Tu sais, je t'aimais tellement fort que je t'aime encore Je t'aimais tellement fort que je t'aime encore JE T'AIMAIS TELLEMENT FORT QUE JE T'AIME ENCORE (cover) Michel Jonaz interprète Hugues Lemoîne (chant) mai 2018
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Je suis venu te dire que je m'en vais Et tes larmes n'y pourront rien changer Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais Je suis venu te dire que je m'en vais Tu te souviens des jours anciens et tu pleures Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné l'heure Des adieux à jamais (ouais) Je suis au regret de te dire que je m'en vais Je t'aimais, oui, mais Je suis venu te dire que je m'en vais Tes sanglots longs n'y pourront rien changer Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais Je suis venu te dire que je m'en vais Tu te souviens des jours heureux et tu pleures Tu suffoques, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure Des adieux à jamais (ouais) Je suis au regret de te dire que je m'en vais Car tu m'en a trop fait Paroles et musique : Serge Gainsbourg interprété par le duo Tellma et Hugues Lemoîne (chant)
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Il y a dans ma maison quelqu'un dont j'me méfie qui me défie qui s'assied à ma place, qui m'ressemble comme un frère qui respire mon air L'ennemi dans la glace dont le regard me glace sourit mais j'le connais bien L'ennemi dans la glace dont le regard me glace il me veut pas du bien Il y a chez moi un hôte indésirable insaisissable qui vit sous mon toit, qui dort dans mon lit qui jamais ne m'oublie L'ennemi dans la glace dont le regard me glace sourit mais moi j'le connais L'ennemi dans la glace dont le regard me glace il m'laissera pas en paix Dehors je croise des étrangers des ombres qui marchent dans le noir Ce n'est pas d'eux que vient le danger mais je reconnais chaque soir mon pire ennemi dans ce miroir Je m'souviens de l'homme que j'étais, mais un traître l'a fait disparaître Et moi, qui je suis ? chasseur ou chassé ? Qu'est-ce qui s'est passé? L'ennemi dans la glace dont le regard me glace Sourit mais j'le connais bien L'ennemi dans la glace dont le regard me glace il me veut pas du bien Dehors je croise des étrangers des ombres qui marchent dans le noir Ce n'est pas d'eux que vient le danger mais je reconnais chaque soir mon pire ennemi dans ce miroir Paroles Jacques Duvall Musique Alain Chamfort et Marc Moulin Interprète (chant) Hugues Lemoine
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JUSTE COMME UN ENFANT Je voudrais m'éveiller Jeune bébé plié Dans le ventre de sa mère Tirer mes très longs draps Et dire que rien ne va Je voudrais écouter tous les bruits de la rue Et la conversation de la pluie sur le toit En me disant tout bas Je ne me lèverai pas! Juste comme un enfant, juste un enfant, Juste comme un enfant, comme un enfant, Je voudrais déboucher une bouteille de vin En boire la moitié Et puis verser le reste Dans le creux de tes reins Pour voir si tu dors bien Je voudrais allumer une vraie cigarette Oublier le cendrier Mettre le feu au lit Tu pousserais sûrement Enfin un cri surpris Juste comme une enfant, juste comme une enfant, Juste comme une enfant, comme une enfant Je voudrais siffloter Un air désespéré Pendant qu'un beau voisin T'emporterait très loin, Evanouie et serrée dans sa veste de cuir Je voudrais continuer Mon sommeil abrégé Et me brûler les pieds Tout en me récitant Croix de bois, croix de fer, si je meurs c'est l'enfer Juste comme un enfant, juste comme un enfant, Juste comme un enfant, comme un enfant. Paroles Maurice Vallet Musique Julien Clerc Interprète (chant) Hugues Lemoine
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Comme une bouffée de chagrin Ton visage me dit plus rien Je t'appelle et tu ne viens pas Ton absence est entrée chez moi C'est un grand vide au fond de moi Tout ce bonheur qui n'est plus là Si tu savais quand il est tard Comme je m'ennuie de ton regard C'est le revers de ton amour La vie qui pèse un peu plus lourd Comme une marée de silence Qui prend ta place et qui s'avance C'est ma main sur le téléphone Maintenant qu'il n'y a plus personne Ta photo sur la cheminée Qui dit que tout est terminé Tu nous disais qu'on serait grands Mais je découvre maintenant Que chacun porte sur son dos Tout son chemin comme un fardeau Les souvenirs de mon enfance Les épreuves et les espérances Et cette fleur qui s'épanouit sur le silence... Ton absence Je dors blotti dans ton sourire Entre le passé, l'avenir Et le présent qui me retient De te rejoindre un beau matin Dans ce voyage sans retour Je t'ai offert tout mon amour Même en s'usant l'âme et le corps On peut aimer bien plus encore Bien sûr, là-haut de quelque part Tu dois m'entendre ou bien me voir Mais se parler c'était plus tendre On pouvait encore se comprendre Mon enfance a pâli, déjà Ce sont des gestes d'autrefois Sur des films et sur des photos Tu es partie tellement trop tôt Je suis resté sur le chemin Avec ma vie entre les mains À ne plus savoir comment faire Pour avancer vers la lumière Il ne me reste au long des jours En souvenir de ton amour Que cette fleur qui s'épanouit sur le silence... Ton absence. Paroles et musique Yves Duteil Interprète (chant) Hugues Lemoine
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Il voyage en solitaire Et nul ne l'oblige à se taire. Il chante la terre. Il chante la terre Et c'est une vie sans mystère Qui se passe de commentaires. Pendant des journées entières, Il chante la terre. Mais il est seul. Un jour, L'amour L'a quitté, s'en est allé Faire un tour de l'autre côté D'une ville où y'avait pas de place Pour se garer. Il voyage en solitaire Et nul ne l'oblige à se taire. Il sait ce qu'il a à faire. Il chante la terre. Il reste le seul volontaire Et, puisqu'il n'a plus rien à faire, Plus fort qu'un armée entière, Il chante la terre Mais il est seul. Un jour, L'amour L'a quitté, s'en est allé Faire un tour de l'autre côté D'une ville où y'avait pas de place Pour se garer Et voilà le miracle en somme, C'est lorsque sa chanson est bonne, Car c'est pour la joie qu'elle lui donne Qu'il chante la terre. Paroles et Musique Gérard Manset Interprète (chant) Hugues Lemoine
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{Parlé:} D'abord, j'ai perdu ma langue Et puis j'ai perdu mes clefs Ensuite, j'ai perdu le nord, la tête un soir d'été J'ai perdu mon adresse et puis j'ai perdu mon âme J'ai perdu mon chemin J'ai perdu d'avance, j'ai perdu la guerre J'ai perdu le sens de l'humour, des affaires Et puis j'ai perdu la mémoire, j'ai perdu le sourire Le jour où j'ai perdu mon père J'ai perdu à la loterie {Refrain, chanté, x2} Oh, viens me retrouver Reviens mon amour Pour dix de retrouvées Je n'ai qu'un amour {Parlé:} Alors, j'ai perdu ma jeunesse Et puis j'ai perdu confiance J'ai perdu au poker, j'ai perdu la conscience J'ai perdu la beauté, le goût, le toucher J'ai perdu mes papiers, j'ai perdu mon identité J'ai perdu la raison, j'ai perdu ma maison J'ai perdu à tort ou à raison J'ai perdu mon enfance Et puis je t'ai perdue J'ai perdu mon aimée Il me reste la vie J'ai perdu à la loterie {au Refrain, chanté, x2} {Parlé:} D'abord, j'ai perdu ma langue Et puis j'ai perdu mes clefs Ensuite, j'ai perdu le nord, la tête un soir d'été J'ai perdu mon adresse et puis j'ai perdu mon âme J'ai perdu mon chemin J'ai perdu d'avance, j'ai perdu la guerre J'ai perdu le sens de l'humour, des affaires Et puis j'ai perdu la mémoire, j'ai perdu le sourire Le jour où j'ai perdu mon père J'ai perdu à la loterie {au Refrain, chanté, x2} Paroles Marc Lavoine Musique Fabrice Aboulker Interprète (chant) Hugues Lemoine
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Vous marchiez Juliet au bord de l'eau, vos quatre ailes rouges sur le dos Vous chantiez Alice de Lewis Carroll Sur une bande magnétique un peu folle Maman on va cueillir des pâquerettes Au pays des merveilles de Juliet La la la la la la la la La la la la la la la la Sur les vieux écrans de soixante-huit, vous étiez Chinoise, mangeuse de frites Ferdinand Godard vous avait alpaguée De l'autre côté du miroir d'un café Maman on va cueillir des pâquerettes Au pays des merveilles de Juliet La la la la la la la la La la la la la la la la Dans la tire qui mène à Hollywood, vous savez bien qu'il faut jouer des coudes Les superstars et les petites filles de Marlène Vous coinceront Juliet dans la nuit américaine Maman on va cueillir des pâquerettes Au pays des merveilles de Juliet Maman on va cueillir des pâquerettes Au pays des merveilles de Juliet La la la la la la la la La la la la la la la la Paroles et musique Yves Simon Interprète (chant) Hugues Lemoine
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(free) 04:40
C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane A l'Italie Il y a du linge étendu sur la terrasse Et c'est joli On dirait le Sud Le temps dure longtemps Et la vie sûrement Plus d'un million d'années Et toujours en été Y'a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse Y'a plein de chiens Y'a même un chat, une tortue, des poissons rouges Il ne manque rien On dirait le Sud... Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre On le sait bien On n’aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire On dit c’est le destin Tant pis pour le Sud C’était pourtant bien On aurait pu vivre Plus d’un million d’années Et toujours en été Paroles et musique Nino Ferrer instrumental Guiseppe Bulla interprète Hugues Lemoîne (chant)
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Un jardin, Quatre murs, Un soleil Doré comme un citron mûr, Ta chaleur Blottie contre ma chaleur, Et ton coeur tout contre mon coeur. Tes yeux doux, Tes seins lourds, Mes mains nues Couchées contre tes velours, Nos prénoms Gravés au feutre en couleur, Sur ton coeur, sur mon coeur. {Refrain:} Ce serait la maison du bonheur. Même à fort loyer, j'suis preneur. Il n'y aurait que toi contre moi Et l'amour contre notre amour Plus d'auto, Plus d'ciné. Rien qu'un rêve Sur le bout de ton nez. Tes grains de beauté, Mon grain de folie Et ta vie tout contre ma vie. Rien qu'un toit Pour nous deux, Rien qu'une chambre Avec vue sur tes yeux, Le chien qui dort Et qui veille au bas du lit Sur ta vie, sur ma vie. {Refrain} Un jardin Sur la mer, Un chagrin Jeté comme un fruit amer, Ta chaleur Serrée contre ma chaleur Et ton coeur Tout contre mon coeur. Paroles et musique Françis Lalanne interprète Hugues Lemoîne (chant)

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COVERS FRANÇAISES 2014-2020 Toutes les chansons de cet album sont des reprises (covers) dédiées à mes chéries.

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released October 25, 2015

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Lems Bordeaux, France

Serial rêveur compulsif

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